Mercredi 28 janvier 2009
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Dans la détresse de la nuit il n'y a ni refuge ni espoir, seulement un bâtiment qui tient en branle au bas de la sombre rue. À cet
égard une silouhette féminine s'arrête devant la porte de bois meurtrie par les intempéries et qui est emplie de clous à différents endroits qui ne sont pas vraiment symétriques ni stratégiques.
L'air du soir lui fit parcourir un petit frisson au long de son échine. Avec hésitation elle laissa un petit panier en rotin dont une fine couverte de laine recouvrait la surface, bougeant
lentement à un rythme lent et régulier. Elle tira la corde de la cloche devant le bâtiment et fuit dans la nuit engouffrante. Une fois porte ouverte, une dame d'une vingtaine apparue dans
l'ambrasure, belle et mince et derrière elle une femme beaucoup plus corpulente d'environ 35 ans, aux traits sévères, toutes deux semblèrent totalement ivre. Puis ne voyant personne, toute deux
ricanèrent puis elle apperçurent avec effroi le petit panier misérable, défirent la couverture et mirent à découvert un frêle bambin qui ne devait pas avoir plus d'un mois. Elles surprirent toutes
deux qu'un enfant aussi jeune soit devant leur porte puis, elles le prirent, chancelantes et l'emmenèrent à l'intérieur, au travers les odeurs de lait nourrissone et de vin qui flottaient toutes
deux aigrement dans l'air humide et poussiéreux du bâtiment.
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